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Les centres de français en France vous souhaitent la bienvenue !

Les étudiants internationaux sont autorisés, quel que soit leur pays d’origine, à venir en France et les modalités de leur accueil sont facilitées. Leurs demandes de visas et de titres de séjour sont (...)

Les étudiants internationaux sont autorisés, quel que soit leur pays d’origine, à venir en France et les modalités de leur accueil sont facilitées. Leurs demandes de visas et de titres de séjour sont traitées en priorité.

"Etant donné l’évolution favorable de la situation sanitaire en France et en Europe et conformément aux recommandations de la Commission européenne présentées hier, la France lèvera le 15 juin au matin l’ensemble des restrictions de circulation à ses frontières intérieures européennes (terrestres, aériennes et maritimes) mises en place pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

A compter du 15 juin, les personnes en provenance de pays de l’espace européen (États membres de l’Union européenne ainsi qu’Andorre, Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège, Saint-Marin, Suisse et Vatican) pourront donc entrer sur le territoire français sans restrictions liées à la lutte contre le COVID19, comme c’était le cas avant le 18 mars 2020. Ces voyageurs ne seront notamment plus tenus de se munir d’une attestation de déplacement international dérogatoire pour entrer sur le territoire français.

Pour mémoire, les personnes en provenance de l’espace européen sont par ailleurs dispensées de quatorzaine à leur arrivée en France.

Par réciprocité, des restrictions continueront toutefois de s’appliquer aux frontières avec l’Espagne et avec le Royaume-Uni :

- L’Espagne a choisi de maintenir jusqu’au 21 juin ses restrictions de circulation liées au COVID-19 ainsi que l’exigence de quatorzaine pour les passagers aériens en provenance des pays européens. En accord avec les autorités espagnoles, la France maintiendra par conséquent les restrictions actuellement en vigueur jusqu’au 21 juin. Jusqu’à cette date, les passagers aériens en provenance d’Espagne seront invités à effectuer une quatorzaine à leur arrivée en France.

- Le Royaume-Uni a choisi de mettre en place le 8 juin une obligation de quatorzaine pour les voyageurs en provenance de France. Ainsi, à compter du 15 juin, les voyageurs en provenance du Royaume-Uni ne feront plus l’objet de restrictions d’entrée sur le territoire national liées à la lutte contre le COVID-19 mais resteront, jusqu’à nouvel ordre, invités à observer une quatorzaine à leur arrivée.

Conformément aux recommandations de la Commission européenne présentées hier et inspirées des propositions françaises, la France procèdera par ailleurs à une ouverture progressive de ses frontières extérieures Schengen à compter du 1er juillet.

Cette ouverture s’effectuera de façon progressive et différenciée selon la situation sanitaire des différents pays tiers, et conformément aux modalités qui auront été arrêtées au niveau européen d’ici là.

Compte tenu des enjeux d’attractivité universitaire, les étudiants internationaux seront autorisés, quel que soit leur pays d’origine, à venir en France et les modalités de leur accueil seront facilitées. Leurs demandes de visas et de titres de séjour seront traitées en priorité."

Paris le 12 juin 2020

Jean-Yves LE DRIAN, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
Christophe CASTANER, ministre de l’intérieur.


Publié le 14 juin 2020
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Tourisme et culture : le Gouvernement annonce des aides

Les entreprises des secteurs de l’hôtellerie, restauration, cafés, tourisme, événementiel, sport, culture, ayant subi une très forte baisse d’activité, font l’objet d’un soutien renforcé de la part de (...)

Les entreprises des secteurs de l’hôtellerie, restauration, cafés, tourisme, événementiel, sport, culture, ayant subi une très forte baisse d’activité, font l’objet d’un soutien renforcé de la part de l’Etat.


Extraits du communiqué de presse du Gouvernement en date du 10 juin 2020 :

Les activités bénéficiant de ces soutiens renforcés sont réparties en deux catégories :
- les secteurs de l’hôtellerie, restauration, cafés, tourisme, événementiel, sport, culture qui sont les plus durablement affectés car soumis à des restrictions d’activité allant au-delà du 11 mai 2020 (liste S1 à consulter sur le site du ministère) ;
- les activités amont ou aval de ces secteurs (liste S1bis à consulter sur le site du ministère) ;

Pour bénéficier des mesures renforcées, les entreprises doivent avoir subi 80% de perte de chiffre d’affaires durant la période de confinement (15 mars – 15 mai).

Activité partielle

Les entreprises des activités relevant de ces secteurs, quelle que soit leur taille, pourront continuer à bénéficier d’une prise en charge à 100% de l’indemnité d’activité partielle pour les heures non travaillées jusqu’en septembre.

Pour mémoire, pour les autres secteurs d’activité, depuis le 1er juin, les heures chômées au titre de l’activité partielle sont prises en charge à 85%.

Fonds de solidarité

Le fonds de solidarité reste accessible aux entreprises de ces activités, ainsi qu’aux artistes auteurs, jusqu’à la fin de l’année 2020 et est élargi à partir du 1er juin : seront éligibles les entreprises de ces secteurs ayant jusqu’à 20 salariés (contre 10 salariés actuellement) et réalisant un chiffre d’affaires allant jusqu’à 2 millions d’euros (au lieu de 1 million d’euros actuellement).

Pour les entreprises de ces activités, les aides versées dans le cadre du deuxième volet du fonds peuvent aller jusqu’à 10 000 euros. Ce volet sera accessible sans condition de refus d’un prêt bancaire.

Pour mémoire, pour les autres entreprises, le fonds de solidarité s’arrête au 31 mai. Les entreprises n’ayant pas encore demandé le deuxième étage du fonds, peuvent le faire jusqu’au mois de juillet.

Exonérations de cotisations sociales

Les TPE (moins de 10 salariés) et les PME (moins de 250 salariés) relevant de ces secteurs bénéficieront d’une exonération de cotisations patronales acquittées ou reportées durant les mois de mars à juin 2020 (au titre des périodes d’emploi de février à mai) 

En outre, une aide au paiement des cotisations et contributions sociales égale à 20 % de la masse salariale bénéficiant de l’exonération sera mise en place.

Les travailleurs indépendants et non-salariés agricoles appartenant à ces secteurs d’activité pourront bénéficier d’une réduction forfaitaire de cotisations égale à l’équivalent de 4 mois des cotisations dues en moyenne dans ces secteurs en 2019. Les micro-entrepreneurs bénéficieront d’une exonération des cotisations dues au titre mois d’activité compris entre février et mai ou juin.

Les artistes-auteurs auront droit à une réduction forfaitaire de cotisations sociales d’un montant variable calculée en fonction de leurs revenus 2019.

Ces mesures feront l’objet de dispositions législatives et réglementaires dans les prochaines semaines, issues du projet de loi relatif à diverses dispositions liées à la crise sanitaire, à d’autres mesures urgentes ainsi qu’au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, adopté en lecture définitive à l’Assemblée nationale le 3 juin et dans le cadre du troisième projet de loi de finances rectificative présenté aujourd’hui en Conseil des Ministres et prochainement débattu au Parlement.

Avec cet ensemble de mesures, le Gouvernement accompagne la reprise d’activité de l’ensemble de l’économie tout en préservant les secteurs les plus impactés par les restrictions réglementaires mises en œuvre pour lutter contre la propagation du covid-19.

Il s’engage pour que le monde de l’hôtellerie, de la restauration, du tourisme, de la culture, de l’événementiel et des sports puisse faire face à cette situation sans précédent et retrouve, dès que possible, le meilleur niveau d’activité.

En savoir plus :
Lire le texte intégral du communiqué sur le site du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères


Et les centres de FLE ?

Dans la suite des propos volontaristes tenus par le président de la République en date du 13 avril dernier, sur le monde du tourisme, de la culture, des sports et de l’événementiel, ainsi que des réponses apportées le 27 mai dernier au Sénat par Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, les centres de FLE en France, confrontés aux mêmes difficultés que le secteur du tourisme confronté à l’arrêt de la mobilité internationale, devraient pouvoir bénéficier de ces mesures.

Les professionnels attendent une confirmation formelle à ce sujet de la part du ministère, dans la suite de l’ordonnance n° 2020-315 du 25 mars dernier, incluant les "voyages et séjours linguistiques" et dont le champ couvrait l’activité des centres de FLE.

Lire aussi :

Centres de FLE en France : les élus alertent les pouvoirs publics

Centres de FLE en France : les professionnels se mobilisent

Sauvons les Alliances Françaises !


Publié le 11 juin 2020
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Etudiants étrangers : ne pas perdre la bataille mondiale des talents

Dans une tribune libre publiée sur l’Opinion.fr, Richard Perrin, directeur des relations internationales de l’Edhec Business School, appelle la France à garder une chance d’attirer les jeunes les (...)

Dans une tribune libre publiée sur l’Opinion.fr, Richard Perrin, directeur des relations internationales de l’Edhec Business School, appelle la France à garder une chance d’attirer les jeunes les plus prometteurs.


En février 2020, la France passait de la 4e à la 5e place mondiale des pays d’accueil des étudiants internationaux (derrière l’Allemagne). Une alerte qui prend une autre dimension à l’heure où les échanges internationaux sont stoppés par la crise engendrée par la Covid-19. Etats, universités et écoles préparent, dans une très grande incertitude, la rentrée pour leurs futurs étudiants, doctorants et chercheurs internationaux.

Les acteurs publics et privés de l’enseignement supérieur français sauront-ils s’adapter à l’issue de cette crise ? L’attractivité de la France sera-t-elle davantage menacée tandis que le plan gouvernemental « Bienvenue en France » a pour objectif d’accueillir plus de 500 000 étudiants étrangers dans le pays en 2027 ?

La mobilité étudiante dans le monde a connu une progression de 60 % depuis dix ans pour atteindre près de 5,3 millions d’étudiants dont environ 350 000 ont choisi la France (1er pays non anglophone), ils sont 970 000 aux Etats-Unis, 432 000 en Grande-Bretagne et 355 000 en Australie.

Toutefois, la part de marché de la France baisse de manière constante dans le recrutement des étudiants internationaux et dans le même temps, les universités et écoles françaises sont de moins en moins choisies (-4 %) par les étudiants européens du programme Erasmus (pour une période d’échange d’un semestre ou d’une année en France) alors que les grands pays européens progressent !

Alors, comment inverser cette trajectoire ? Ces deux tendances conjuguées sont inquiétantes mais espérons qu’il est encore temps d’agir.

Allons-nous collectivement accepter de perdre la bataille mondiale des talents après celle de la production ? Souhaitons-nous ce délitement et connaître une relative pénurie « de matière grise » pourtant si précieuse pour entreprendre, inventer, financer un monde en profonde transition sur le plan climatique, sociétal, économique, juridique, médical ? Il s’agit de questions et de déterminants majeurs pour la compétitivité de demain. [...]

Lire la suite sur lopinion.fr


Publié le 8 juin 2020
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Centres de FLE en France : les élus alertent les pouvoirs publics

La Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication du Sénat a auditionné mercredi 27 mai, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires (...)

La Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication du Sénat a auditionné mercredi 27 mai, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Cette audition était consacrée à l’action culturelle extérieure de la France.

Au cours des échanges qui concernaient principalement la situation présente et à venir des établissements du réseau AEFE - réseau des établissements d’enseignement français à l’étranger, Claude Malhuret, sénateur de l’Allier, ancien maire de Vichy, est intervenu pour attirer l’attention du ministre sur la situation des centres de FLE en France et les mesures de sauvegarde urgentes qu’elle appelle.
<> voir plus bas l’audition intégrale en video - repère 17:35

Dans sa réponse, le secrétaire d’État, faisant écho aux propos volontaristes tenus par le président de la République en date du 13 avril dernier, sur le monde du tourisme, de la culture, des sports et de l’événementiel, confirme que ces secteurs doivent bénéficier d’un traitement particulier dont l’exonération des charges patronales de mars à juin et d’un dispositif plus favorable pour le maintien, jusqu’à la fin de l’année, de l’activité partielle.

“Le projet de loi de finances rectificative qui sera présenté mercredi 10 juin au Parlement devrait comprendre ces mesures” a précisé Jean-Baptiste Lemoyne.
<> voir plus bas l’audition intégrale en video - repère 17:46

Dans la suite des échanges, le secrétaire d’État a abordé la situation du réseau culturel français dans le monde et indiqué qu’un recensement des besoins étaient en cours.

L’audition se termine par un échange moins formel sur la question de la promotion du français et de la francophonie. La présidente de la Commission attire notamment l’attention de Jean-Baptiste Lemoyne sur les questions que ne manquent pas de soulever l’utilisation quasi systématique de l’anglais dans les campagnes de communication à l’étranger pour la marque “France” y compris dans des zones comme l’Amérique latine où le français bénéficie d’une certaine “transparence” linguistique.
<> voir plus bas l’audition intégrale en video - repère 18:03

Le ministre se dit sensible à cette problématique, qui ne dépend cependant pas que du Quai d’Orsay. La question du plurilinguisme lui inspire par ailleurs cette réflexion : “qui défend la francophonie doit défendre les langues régionales”.


Voir l’audition intégrale en video :
Action culturelle extérieure de la France - Audition de M. Jean-Baptiste Lemoyne

Lire aussi :
Centres de FLE en France : les professionnels se mobilisent

Sauvons les Alliances Françaises !


Publié le 4 juin 2020
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Centres de FLE en France : les professionnels se mobilisent

La crise provoquée par la pandémie de covid-19 a contraint les centres de FLE à cesser toute activité d’accueil, d’enseignement et de formation, conformément aux obligations édictées par les pouvoirs (...)

La crise provoquée par la pandémie de covid-19 a contraint les centres de FLE à cesser toute activité d’accueil, d’enseignement et de formation, conformément aux obligations édictées par les pouvoirs publics.

Privés du jour au lendemain, et durablement, de leurs ressources, certains établissements n’ont pu éviter la fermeture définitive qu’en s’adossant à l’ordonnance n° 2020-315 du 25 mars dernier, permettant aux professionnels du tourisme – incluant à titre exceptionnel les "voyages et séjours linguistiques" - de proposer un avoir valable 18 mois à tous les participants dont le séjour a été annulé à cause de la pandémie.

Le cabinet de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, a en effet confirmé auprès de France Education International, que les centres de FLE entrent dans le champ de cette ordonnance.

Il s’avère donc que si les centres de FLE ne sont pas classés dans des catégories reliées directement au secteur du tourisme, ils n’y sont pas moins assimilables pour partie, en termes de clientèles, de nature d’activité, et de chiffres d’affaires.

Aujourd’hui les centres de FLE sont à l’évidence placés dans une situation tout à fait comparable à celle des entreprises relevant du tourisme international qui ont fait l’objet des mesures de sauvegarde présentées le 14 mai dernier par le Premier Ministre, dans le cadre du Plan Tourisme.

C’est ce que souligne notamment David Lisnard, maire de Cannes et président du Comité Régional du Tourisme Côte d’Azur France, dans un courrier adressé le 18 mai à Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, sur l’initiative du groupement FLE En savoir plus

D’autres élus, locaux ou nationaux, responsables de collectivités locales ou acteurs du tourisme ont par ailleurs déjà pris des initiatives allant dans le même sens (1) .

A ce jour, aucune reprise d’activité n’étant, de plus, envisageable tant que la mobilité internationale est rendue impossible par la fermeture des frontières et des liaisons aériennes, la situation actuelle pourrait donc connaître une aggravation rapide.

Les responsables de centres de FLE, leurs groupements et réseaux, dont les 27 Alliances Françaises de France, les groupements FLE et SOUFFLE, ont pris ces jours-ci des initiatives convergentes afin que, comme pour le secteur du tourisme, les pouvoirs publics leur accordent le bénéfice de mesures de sauvegarde dont les plus urgentes sont :
- la prolongation jusqu’au 15 mars 2021 des mesures en faveur de l’activité partielle
- l’exemption de paiement des charges sociales (hors cotisations salariales)
- l’exemption de paiement des taxes et impôts (locaux et indirects) pour l’année 2020
- une durée maximale de remboursement du PGE - Prêt Garanti par l’Etat, à 10 ans (5 ans actuellement) et le différé d’amortissement à 24 mois (12 mois actuellement) ; le retour à une activité “normale” n’étant pas anticipé avant deux ans.

Au-delà de la pérennité des établissements, il en va du maintien de milliers d’emplois et plus largement de la place du français dans la stratégie d‘attractivité internationale de la France dont le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a fait une priorité.

Rappelons que les centres de FLE en France comptent 120 structures pérennes environ, toutes catégories confondues (le double si on comptabilise les structures saisonnières et le secteur associatif) : Alliances Françaises, centres universitaires, écoles de langues, organismes de formation.

Ces établissements accueillent chaque année près de 180 000 participants venus du monde entier et génèrent un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros environ.

Dans les jours et semaines qui viennent, la mobilisation des principaux acteurs du FLE devraient s’amplifier et permettre ainsi aux pouvoirs publics de prendre toute la mesure d’une situation inédite.

Dans les circonstances exceptionnelles que traverse notre secteur d’activité Fle.fr apportera chaque fois que cela sera nécessaire et utile une part active à toute démarche fédératrice de la profession.

Toute forme de contribution à cette dynamique, information, communication, contribution, projet, aura sa place sur le site.

Ceci dans l’intérêt de nos établissements mais aussi de l’ensemble des professionnels du FLE, au premier rang desquels les enseignants et les formateurs.

Gérard Ribot
Cofondateur et directeur du site Fle.fr


(1) : c’est le cas notamment d’Hélène Conway-Mouret, sénatrice pour les Français de l’étranger, vice-présidente du Sénat, de Claude Malhuret sénateur, d’Hervé Morin, ancien ministre et président de la région Normandie, et de Philipe Saurel, maire de Montpellier et président de la métropole Montpellier Méditerranée.

Des annonces sont attendues de la part du cabinet de secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Lire aussi :
Sauvons les Alliances Françaises !


Publié le 27 mai 2020
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Quel impact du Covid-19 sur le supérieur privé et associatif ?

La première session de webinaire AEF info était consacrée jeudi 7 mai dernier aux impacts de la crise sanitaire sur les modèles économique et pédagogique du supérieur privé et associatif. Comment les (...)

La première session de webinaire AEF info était consacrée jeudi 7 mai dernier aux impacts de la crise sanitaire sur les modèles économique et pédagogique du supérieur privé et associatif.


Comment les établissements les plus dépendants des frais de scolarité et des ressources issues des entreprises vont-ils faire face à l’impact économique de la crise du Covid-19 ? Le marché va-t-il massivement basculer vers de l’enseignement à distance à la rentrée ? Comment faire face à la baisse probable du flux d’étudiants étrangers pour les institutions très exposées à l’international ? Leurs grands projets immobiliers vont-ils être suspendus ou transformés ?

C’est à ces questions qu’étaient invités à répondre les quatre intervenants sollicités : Frank Bournois, DG de l’ESCP BS, Pascal Brouaye, DG du Pôle Léonard-de-Vinci, Alice Guilhon, DG de Skema BS et Philippe Jamet, président d’honneur de la CGE.

Voici un résumé des points abordés, organisés en quatre chapitres, à retrouver en vidéo :

L’impact économique

"À date, nous n’avons pas d’alerte sur des problèmes graves que nous pourrions rencontrer en termes de recrutement étudiant", assure Alice Guilhon, DG de Skema Business school, lors du webinaire. Au PULV, Pascal Brouaye, le directeur général, met en avant lui aussi des "candidatures en progression". Certes, quelques investissements sont "reportés", disent-ils, mais rien de massif pour l’heure.

Les quatre intervenants abordent également la question des frais de scolarité (en particulier ceux des cursus à distance), avant de discuter de l’attitude qu’ils observent de la part des entreprises : les carnets de commandes en matière de formation continue "ne sont pas en train de se remplir", reconnaît Frank Bournois, DG d’ESCP BS, tandis que le nombre d’offres de stages et de contrats d’apprentissage suscite de fortes inquiétudes. Mais la crise peut aussi être un levier de transformation des pédagogies, d’une part, et des contenus de formation d’autre part, souligne Pascal Brouaye.

Les écoles d’ingénieurs

Selon Philippe Jamet, ancien DG de l’IMT, les écoles publiques ou parapubliques "ne sont pas protégées", car "leur socle de subventions doit tenir" et que leur modèle est "assez inélastique". De plus, une partie de leurs ressources provient de "produits dérivés", comme les MS ou MSc, "connectés à des marchés sur lesquels il y a de l’incertitude", ou de la gestion de résidences étudiantes.

Pascal Brouaye, lui, s’intéresse au recrutement des élèves ingénieurs et aux "enjeux gigantesques" qu’ouvre la crise en termes d’ingénierie, de télémédecine ou autres secteurs dont les besoins en compétences vont s’accélérer, ce qui le rend "serein" pour le modèle des écoles d’ingénieurs.

Mobilités internationales et accueil des étudiants étrangers

Les quatre intervenants du webinaire, dont deux pilotent des établissements qui opèrent dans des pays étrangers, sont ensuite revenus sur les questions internationales. Alice Guilhon assure ne pas envisager de fermer les campus off-shore de Skema BS, même si les flux d’étudiants seront "ralentis au premier semestre", prévoit-elle, mais "ce sera transitoire". Frank Bournois évoque la notion d’"amotivité", la "capacité à bouger quand on n’est pas mobile", et une rentrée sur un mode hybride pour l’ESCP BS. Philippe Jamet propose une lecture de la façon dont les universités américaines, mais aussi l’État fédéral, réagissent à la crise.

Cette partie comprend également un moment de questions/réponses avec les participants, notamment sur le soutien attendu de l’État auprès de l’ESR, sur l’attitude des banques et sur les potentielles suspensions de recrutements d’enseignants-chercheurs.

Immobilier et enseignement à distance

La dernière partie du webinaire s’intéresse aux conséquences à plus long terme de la crise, notamment en matière de grands projets immobiliers (vont-ils être suspendus ?), sur la conception des campus de demain lorsque de nouvelles habitudes de télétravail et d’enseignement à distance seront prises, et sur la transformation pédagogique à l’œuvre. Philippe Jamet évoque des "redéfinitions des usages" des locaux universitaires, des "rotations" dans les calendriers, tandis que Pascal Brouaye envisage des campus définis comme des "lieux de vie" avant tout, dont l’organisation va devoir évoluer.

Revoir les échanges en video


Publié le 23 mai 2020
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Sauvons les Alliances françaises ! Déjà près de 10 000 signatures...

Lancée il y a deux semaines, la pétition a déjà recueilli près de 10 000 signatures dont celles de très nombreuses personnalités françaises et du monde francophone. Le premier réseau culturel au monde (...)

Lancée il y a deux semaines, la pétition a déjà recueilli près de 10 000 signatures dont celles de très nombreuses personnalités françaises et du monde francophone.

Le premier réseau culturel au monde

Le rayonnement culturel de la francophonie repose, en grande partie, sur l’enseignement de la langue française à l’étranger et la circulation de ses artistes. Il peut compter sur un formidable réseau de 832 Alliances françaises dans 132 pays, dont la France, le premier réseau culturel au monde.

La crise du Coronavirus touche les Alliances françaises dans leur cœur de métier qui, au-delà d’un enseignement de proximité de la langue française, sont le noyau social d’une façon de vivre, d’une façon d’être, d’une convivialité à la française, dans les villes où elles sont implantées, en France comme à l’étranger. Elles font partie du patrimoine de toutes les cultures francophones et participent à leur rayonnement, témoignent de leur diversité, mais aussi des valeurs partagées.

C’est ce patrimoine immatériel, humain aussi, à travers les professeurs qu’elle a formés à travers le monde, qui menace de disparaître aujourd’hui. En effet, des centaines d’enseignants de français langue étrangère, dans une situation déjà précaire, risquent de se retrouver sans emploi.

Les Alliances françaises sont des associations de droit local privé, essentiellement autofinancées (à hauteur de 90%) via leurs cours de français (500 000 apprenants), soutenues par la puissance publique parfois à travers le détachement de directeurs et de subventions, essentiellement pour des événements culturels. Certaines survivent grâce au bénévolat.

Aujourd’hui, affectées par le confinement, elles ont opéré une formidable transformation à travers le télé-enseignement qui n’est pas leur cœur de métier. Elles se retrouvent ainsi davantage en concurrence avec des organismes d’enseignement en ligne déjà bien implantés sur le marché. Les événements culturels, pour lesquels elles sont subventionnées, ne peuvent plus se tenir. Les bibliothèques ne peuvent plus accueillir d’étudiants. Des petites Alliances sont sur le point de mettre la clef sous la porte.

Demain, l’apprentissage du français ne sera pas un poste de dépense prioritaire ni pour les familles, ni pour les entreprises. Celles qui résistent aujourd’hui peuvent disparaître demain. Les cycles de cours sont de quelques mois, les cycles actuels prendront bientôt fin et le non renouvellement des inscriptions est à craindre. Ce réseau mérite tout notre soutien.

Nous demandons au Gouvernement d’apporter son soutien au réseau des Alliances françaises dans son grand plan d’action national de soutien à l’éducation et la culture. Il est urgent d’agir !

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Publié le 23 mai 2020
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Le numérique en classe de FLE : un état des lieux

À la demande de l’OIF, le CAVILAM a réalisé une étude sur les usages du numérique dans l’enseignement du Français langue étrangère, dans le cadre du Rapport 2018 la langue française dans le monde. En (...)

À la demande de l’OIF, le CAVILAM a réalisé une étude sur les usages du numérique dans l’enseignement du Français langue étrangère, dans le cadre du Rapport 2018 la langue française dans le monde.


En voici quelques extraits :

Si, en 2018, les salles de classe des Alliances françaises et des Instituts français dans le monde sont très souvent équipées d’un ordinateur, d’un vidéoprojecteur, d’un tableau numérique interactif ou de tablettes, l’équipement des classes des établissements publics d’enseignement secondaire et supérieur semble varier du tableau traditionnel à craie aux équipements de pointe, quels que soient les pays.

Alors que ces disparités pourraient être attribuées intuitivement aux inégalités Nord/Sud du fait d’une fracture numérique supposée, la réalité sur le terrain est très différente. Il est tout aussi possible de trouver des établissements très peu équipés dans un pays européen que de rencontrer des établissements dotés de casques de réalité virtuelle en Inde par exemple.

Des compléments aux supports traditionnels

Selon les usages identifiés à ce jour, hors cadre expérimental, les ressources numériques ont presque toutes vocation à être utilisées pour la préparation des cours et en complément des supports traditionnels (méthode papier, photocopies, etc.) et non à les remplacer.

Les outils numériques s’intègrent majoritairement à des pratiques pédagogiques déjà anciennes, mais ils facilitent grandement leur mise en place : pédagogie différenciée, pédagogie de projet, autonomie de l’apprenant, approche actionnelle, etc.

II devient aisément concevable de combiner dans une même séquence un support audiovisuel, une activité d’écoute et de visionnage, puis de passer à une activité sur support papier et d’enchaîner sur une activité de production orale ou écrite avec l’aide d’un outil numérique, publiée ensuite sur un réseau social ou un espace numérique de travail.

Les tablettes et mobiles constituent eux-mêmes, grâce à leurs fonctionnalités intégrées, des outils pédagogiques précieux. Il est devenu ainsi très facile de photographier, filmer, enregistrer, partager, échanger, d’accéder de façon immédiate à une information et de communiquer avec d’autres usagers.

Avec le numérique, le cours ne se limite plus au temps et à l’espace de la classe. Un travail hors classe, une continuité de l’effort, un partage continu de ressources entre pairs, des échanges entre l’enseignant et les apprenants, des communications vers les parents des apprenants sont possibles.

Néanmoins, les enseignants mentionnent très souvent des soucis de matériel ou de stabilité de connexion Internet, quel que soit le pays d’origine. La formation des enseignants, la maintenance des matériels et les politiques institutionnelles restent en outre des points cruciaux du déploiement de ces (nouveaux) usages pédagogiques.

« Il est tout aussi possible de trouver des établissements très peu équipés dans un pays européen que de rencontrer des établissements dotés de casques de réalité virtuelle en Inde par exemple. »

L’étude en chiffres

La collecte de données a été effectuée auprès des professionnels du secteur privé et public, relayée via les réseaux sociaux. 2 445 enseignants de 128 pays (issus des AF, des IF, des établissements scolaires, enseignants ayant suivi le CLOM du CAVILAM – Alliance française, etc.) ont répondu à une enquête en ligne réalisée entre le 9 avril et le 14 mai 2018. 47 « pays du Nord » (62 % des réponses) et 81 « pays du Sud » (38 % des réponses) selon la définition de la limite Nord/Sud sur Wikipédia (*).

88 % des salles de classe des enseignants sondés sont équipées d’un ordinateur et 69,9 % d’un vidéoprojecteur.

[...]

Lire la suite sur le site du Français dans le monde

Publié le 10 mai 2020
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Enseigner avec le numérique : outils, ressources, formations

Ressources pédagogiques,dispositifs numériques, outils et supports en ligne, gratuits ou payants, disponibles, pour aider à concevoir, organiser et animer des cours de FLE en ligne. Découvrez (...)

Ressources pédagogiques,dispositifs numériques, outils et supports en ligne, gratuits ou payants, disponibles, pour aider à concevoir, organiser et animer des cours de FLE en ligne.


Découvrez notre sélection actualisée en continu : des outils et des ressources pour apprendre, se former et enseigner le français langue étrangère :
- Enseigner le FLE avec le numérique

Et aussi :

Pratiquer le français en ligne pour le plaisir, les études, le travail ou préparer son séjour en France :
- Les cours de français en ligne
- Le kiosque du français
- Les parcours linguistiques en ligne

- sur le réseau IFprofs : un espace entièrement dédié aux solutions, ressources et initiatives en pédagogie du FLE, générées par la situation sanitaire internationale


Publié le 30 avril 2020
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La continuité pédagogique dans les centres universitaires de FLE

La revue Le Français dans le monde publie une tribune inédite, coordonnée par Emmanuelle Rousseau-Gadet - Université d’Angers, sur l’adaptation des centres universitaires de FLE au confinement. (...)

La revue Le Français dans le monde publie une tribune inédite, coordonnée par Emmanuelle Rousseau-Gadet - Université d’Angers, sur l’adaptation des centres universitaires de FLE au confinement.


Comment s’est réorganisée la vie dans les centres universitaires de FLE du réseau Campus FLE à l’annonce du confinement ?

Tous les acteurs des centres ont eu à cœur de maintenir et adapter les formations à cette situation exceptionnelle. Direction, administration, responsables pédagogiques, ingénieurs d’étude, enseignants et étudiants se sont mobilisés et vous racontent.

Quelle organisation ? Quels outils ? Quelle adaptation du diplôme de DUEF avec les instances de l’université ? Quel accompagnement des enseignants ? Et quel ressenti des étudiants ?

> En savoir plus et lire la tribune sur le site de la revue Le Français dans le monde


Publié le 27 avril 2020
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