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Le fil de l'actualité

Continuer la classe en période de confinement

Dans le contexte de pandémie de coronavirus, la revue Le Français dans le monde met en ligne chaque jour un article en libre accès. Aujourd’hui, un texte inédit d’Aurora Peña Méndez, professeure de (...)

Dans le contexte de pandémie de coronavirus, la revue Le Français dans le monde met en ligne chaque jour un article en libre accès. Aujourd’hui, un texte inédit d’Aurora Peña Méndez, professeure de français en Espagne.


"De nouveaux mots débarquent en force dans le contexte sociolinguistique du FLE. Suscités par ce bouleversement planétaire, de nombreux articles, documentaires, émissions spéciales – à la radio, à la télé, sur Internet – avertissent, renseignent, alertent, enquêtent sur la nouvelle pandémie de Covid-19, venant à leur façon enrichir d’autant plus le champ lexical de la maladie.

Dans un contexte où plus d’un tiers de la population mondiale, selon l’ONU, est confinée (mot dorénavant habituel), l’éducation scolaire prend un tournant. Les pays les plus touchés ferment leurs écoles physiquement parlant mais, bien heureusement, pas virtuellement.

La plupart des élèves scolarisés des pays développés ont accès aux nouvelles technologies via leurs téléphones portables et leurs ordinateurs et s’en servent déjà quotidiennement.

Des pages web gratuites telles que LePointDuFLE ou des applications mobiles gratuites comme celle de TV5Monde permettent au sein d’une classe virtuelle aux élèves d’acquérir une certaine autonomie dans leur apprentissage, suivis de près par leurs professeurs.

Les réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram, Whats’App, Messenger, YouTube... permettent aussi de jouer un rôle dans l’apprentissage immédiat du français, dans l’interaction instantanée.

Voici quelques références classées par thématiques : Actualité - Cuisine - Musique - Histoire - Création / interaction jeux... [...] "

> Lire la suite sur le site du Français dans le monde


Lire aussi :

Enseigner le FLE avec le numérique

Les cours de français en ligne


Publié le 18 avril 2020
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Centres de FLE : la crise, le numérique... et après ?

La crise pandémique en cours et ses conséquences sur l’activité de formation a conduit de nombreux centres de FLE à développer, voire accélérer, la mise en place de leur dispositif numérique. A la (...)

La crise pandémique en cours et ses conséquences sur l’activité de formation a conduit de nombreux centres de FLE à développer, voire accélérer, la mise en place de leur dispositif numérique.


A la lumière de ces événements, il s’avère d’ores et déjà manifeste qu’au terme de cette crise, de nouvelles opportunités de développement s’offriront aux centres de FLE, grâce notamment à une intégration plus significative des outils numériques dans les pratiques professionnelles.

S’il fallait encore s’en convaincre, le numérique s’avère être non pas une alternative au séjour en France, plus que jamais notre cœur de métier, mais bien plutôt porteur d’une nouvelle dynamique en termes de diversification de l’offre de formation, donc des pratiques pédagogiques, de prospection de nouveaux publics et de valorisation du séjour en immersion, avant, pendant et après.

Quelle que soit la durée de la période actuelle de confinement, les défis que les centres de FLE ont à relever aujourd’hui préfigurent les enjeux qui seront au cœur de la dynamique de reprise le moment venu.

C’est dans cet esprit, résolument tourné vers un proche avenir, que nous mettons en place à compter de cette semaine une veille numérique à destination de nos partenaires, à la fois complémentaire, interactive et prospective.

De la même façon, Fle.fr connaîtra prochainement de nouvelles évolutions en termes de contenus et de services.

Nous entendons ainsi être toujours plus présents aux côtés des centres et de nos partenaires, attentifs à leurs attentes et à leurs projets, et les aider à préparer dès maintenant cette prochaine étape.

Gérard Ribot
Directeur du site Fle.fr
gerard.ribot@fle.fr


Lire aussi :

Le français en ligne : l’offre des centres de FLE

Outils et supports pour enseigner avec le numérique

Coronavirus et mobilisation en FLE : réinventer la classe et se réinventer


Publié le 31 mars 2020
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Sur le bout des langues : les trois mousquetaires de la négation

Retrouvez chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité linguistique. (...)

Retrouvez chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité linguistique.


Extraits et sommaire de la Lettre du 17 mars :

"Ne" et "pas" semblent à notre grammaire ce que Roméo et Juliette sont à la tragédie : deux éléments indissociables, unis depuis toujours et à jamais. Grave erreur...

"Je ne sais pas" ; "je ne crois pas" ; "il ne faut pas" ; "vous ne devez pas"... Pour exprimer la négation, j’ai longtemps cru que l’on recourait depuis la nuit des temps à ces deux petits mots connus de tous : ne, suivi de pas. J’en déduisais qu’il en était ainsi de toute éternité et cela me convenait très bien.

Jusqu’au jour où un linguiste de mes amis m’a appris que je faisais erreur sur toute la ligne. Longtemps, en effet, ne est resté aussi seul que Robinson Crusoé sur son île. "Je ne veux", "je ne prends", "je ne doute" : c’était tout et cela suffisait.

C’est seulement au XIe siècle que notre pas fait discrètement son apparition. A l’époque, on éprouve le besoin, dans certains contextes, de renforcer le ne par des mots exprimant des quantités minimales, chacun ne s’employant que dans un domaine bien délimité. Pas est ainsi réservé au déplacement. "Il ne marche pas" signifie littéralement "il n’avance même pas d’un pas".

De même, goutte s’applique à la boisson. "Tu ne bois goutte" veut dire : "Tu ne bois même pas une goutte". Et ainsi de suite : mie est destiné à la nourriture ("il ne mange mie", au sens de "miette") ; point à l’espace ("je ne bouge point").

Et lorsque l’on veut exprimer le peu d’estime que l’on éprouve pour son interlocuteur, on a le choix entre une multitude de mots pittoresques désignant des objets sans grande valeur : "tu ne vaus (graphie garantie d’époque) un dé/une laitue/le tronc d’un chou/un charbon/un bouton"... Mécanisme dépréciatif que l’on retrouve d’ailleurs encore aujourd’hui dans l’expression "cela ne vaut pas un clou".

La situation évolue dès le XIIe siècle."
[...]

> Lire la suite


Egalement au sommaire de la Lettre :
- Un appel pour le bilinguisme franco-allemand
- Appel pour un financement croisé de l’enseignement des langues française et allemande dans le Rhin supérieur
- La France insoumise condamne une école en langue basque
- Une nouvelle appli de TV 5 Monde pour apprendre le français
- L’existence ou non d’un mot dans une langue en dit beaucoup sur une société
- Appel à une "résistance francophone" : pour un grand débat sur la politique linguistique de la France et de l’Union européenne

A écouter :
La déclaration d’amour de Jean-Marie Gustave Le Clézio à la langue bretonne

Publié le 26 mars 2020
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Le français en ligne : l’offre des centres de FLE

Découvrez l’offre de cours de français en ligne proposés par des centres de FLE en France ainsi que notre sélection de ressources linguistiques et de parcours pédagogiques, actualisée en continu. En (...)

Découvrez l’offre de cours de français en ligne proposés par des centres de FLE en France ainsi que notre sélection de ressources linguistiques et de parcours pédagogiques, actualisée en continu.


En cette période exceptionnelle de fermeture des centres de français en France, nous vous proposons une sélection de cours de français en ligne dispensés par des centres de FLE, mais aussi des des parcours pédagogiques ainsi que des ressources linguistiques et culturelles, pour pratiquer le français.

Nous avons également sélectionné des tests pour évaluer en ligne son niveau de français ainsi que des sites pour se préparer aux certifications de français.

Pour les enseignants : des outils, des supports et des dispositifs numériques pour enseigner le FLE et se former.

En savoir plus :
Le français en ligne

Publié le 23 mars 2020
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Sur le bout des langues : l’étymologie insolite des noms d’animaux

Retrouvez chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité linguistique. (...)

Retrouvez chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité linguistique.


Extraits et sommaire de la Lettre du 14 avril :

"Pourquoi une belette s’appelle-t-elle une belette, un canari un canari, une dinde une dinde ? Les réponses sont souvent surprenantes...

La légende est trop belle pour ne pas être rapportée. Nous sommes au temps des tout premiers Capétiens et un condamné à mort s’apprête à être décapité. Le pauvre hère a beau clamer son innocence, personne ne le croit et l’heure du châtiment a sonné. Seulement voilà : au moment où le bourreau lève sa sinistre hache, une coccinelle vient se poser sur la nuque de l’infortuné.

Le bourreau la chasse ; elle revient. Il la chasse de nouveau ; rien n’y fait : l’insecte reprend systématiquement sa place. Robert Le Pieux (972-1031) décide alors d’intervenir. Le souverain voit dans l’attitude de la bestiole un signe divin et gracie l’individu sur-le-champ.

L’histoire est déjà magnifique, mais elle n’est pas terminée car, quelques jours plus tard, le véritable meurtrier est confondu et arrêté. Dès lors, le petit coléoptère parsemé de points noirs sera surnommé "bête à bon Dieu", expression qui voisinera avec son appellation initiale, coccinelle (du latin coccinus, "écarlate").

Ce récit traditionnel m’a donné envie de me plonger cette semaine dans un étrange bestiaire, celui des noms d’animaux insolites. Car l’étymologie, dans ce domaine, est particulièrement inventive. La preuve.

Belette. Nul besoin d’être un grand savant pour le deviner : le nom du petit mammifère est issu de l’adjectif beau, bel. Belette signifie donc littéralement "belle petite bête". La surprise vient d’ailleurs. Le mammifère, considéré comme un carnassier maléfique, portait auparavant le nom de mostoile ou mustele, du latin mustela (racine que l’on retrouve dans mustélidé). Si l’on a changé son appellation, c’est en espérant réduire ses méfaits, de manière conjuratoire en quelque sorte. Plus curieux encore : le même procédé est observé en castillan, en danois, en basque, en bavarois ou en toscan...

Canari. Ce serin tire évidemment son nom des îles Canaries, où l’on en trouvait à foison. Ce que l’on sait moins, c’est la raison pour laquelle l’archipel espagnol aurait ainsi été baptisé par le roi Juba, au Ier siècle avant Jésus-Christ. En fait, le souverain numide y aurait rencontré des... chiens gigantesques, en latin canis. Et c’est ainsi que "les îles aux chiens" ont fini par donner leur nom à un oiseau. [...]"

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Egalement au sommaire de la Lettre :
- Pourquoi dire "tracking" et pas "traçage" ?
- Participez à cette grande enquête sur les mots et expressions des régions de France
- Le linguiste Robert Chaudenson emporté par le coronavirus
- Archéologie des langues : le match France-Amérique
- Questions à... Georges Kersaudy, auteur de “Langues sans frontières”
 
La vidéo :
Les francicismes, par Sebastian Marx
 

 
 

Publié le 19 mars 2020
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Coronavirus et mobilisation en FLE : réinventer la classe et se réinventer

C’est le branle-bas de combat en FLE ! En quelques jours donc, on a assisté à une mobilisation générale et sur tous les fronts : celui de la création de nouvelles ressources adaptées à la situation de (...)

C’est le branle-bas de combat en FLE ! En quelques jours donc, on a assisté à une mobilisation générale et sur tous les fronts : celui de la création de nouvelles ressources adaptées à la situation de crise.

Du jour au lendemain, de Hong Kong à Cusco en passant par Milan, Barcelone, Riyad, Washington... professeurs, responsables pédagogiques, directeurs ont renforcé leur offre de cours en ligne ou, et c’est souvent le cas, ont mis en place des stratégies pour compenser au maximum, à défaut de les remplacer complètement, leurs cours en présentiel dont les jours étaient comptés.

L’enseignement du français langue étrangère n’allait tout de même pas laisser abattre par un virus. Il s’agissait, et il s’agit toujours, de garantir la continuité pédagogique – et, j’ajouterai, économique.

On a vu ainsi les profs de l’Alliance française de Hong Kong se lancer dans l’élaboration de capsules vidéos. Son directeur, David Cordina soulignait dès le 5 février sur son compte Twiter que “la seule chose positive de cette crise majeure et très inquiétante pour l’avenir, c’est le travail d’équipe des professeurs” qui se préparait à une vraie “transition numérique”.

Pas le choix quand il n’existe aucune alternative pour ne pas disparaître et c’est en quatre jours qu’ils ont monté HKids in French, un réseau social (accompagné de session avec Zoom, outil gratuit pour visioconférence) qui s’adresse aux apprenants de 8 à 16 ans.

Il a fallu se mettre à produire des capsules vidéos quand on en n’avait jamais fait pour certains, sans oublier d’être créatifs. Le réseau comptait au début du mois de mars plus de 50 capsules sur la chaîne Youtube de cette Alliance française précurseuse malgré elle.

Mais depuis, et de façon exponentielle au rythme de l’extension du virus et de ses mises en quarantaine, d’autres s’y sont mis comme à l’Institut français de Milan où Jérôme Rambert, le coordinateur TICE de qui a accompagné le passage 100% en ligne des cours de cette institution.

En fait, c’est l’ensemble de la planète FLE qui est touché par ce fléau complètement inédit. Du prof en cours particulier aux grands réseaux d’Alliance françaises en passant par les très nombreux formateurs/trices indépendants qui voient leurs missions annulées les une après les autres, les sites dédiés et les éditeurs FLE, il s’agit de trouver des réponses pour que l’apprentissage de la langue ne s’arrête pas.

Le numérique comme réponse

On le voit bien, le numérique, si décrié parfois dans le monde enseignant, peut être une réponse satisfaisante parce qu’il est ce “levier de transformation” pour reprendre le terme que Jacques Pécheur emploie dans un article du dernier numéro du Français dans le Monde mars-avril 2020, consacré aux mots qui “ont changé la didactique”.

Car avec le numérique, écrit-il, “les relations qui se créent sont certes dématérialisées mais aussi bien réelles”. Cela veut dire de se mettre à travailler à l’aide de plateformes, de généraliser la pratique des webinaires, de mettre en avant les espaces digitaux contenant des ressources, activités en ligne mais aussi des espaces profs/élèves d’échange et d’interaction, des outils d’apprentissage comme les manuels numériques…

Bref, il s’agit de mobiliser tous les outils que nous fournit internet !

[Extraits]
Lire la suite sur le blog de Philippe Liria


Et aussi :
> sur le réseau IFprofs : Un espace entièrement dédié aux solutions, ressources et initiatives en pédagogie du FLE, générées par la situation sanitaire internationale

Publié le 16 mars 2020
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Mobilité étudiante : les chiffres-clés 2020

"La mobilité étudiante dans le monde continue de progresser et se situe à un niveau historiquement haut. En 2017, 5,3 millions d’étudiants suivent une formation diplômante dans un pays étranger, soit (...)

"La mobilité étudiante dans le monde continue de progresser et se situe à un niveau historiquement haut. En 2017, 5,3 millions d’étudiants suivent une formation diplômante dans un pays étranger, soit +71 % en 10 ans.


Étudier hors de son pays d’origine, par choix ou par nécessité, est de plus en plus courant, même si cela ne concerne qu’une minorité d’étudiants (2,4 % en 2017).

Dans le monde très interconnecté d’aujourd’hui, la mobilité étudiante est pourtant sensible aux évolutions politiques et économiques mondiales. De nombreux facteurs d’incertitude traversent plusieurs grands pays d’accueil : crises écologiques et sanitaires, faible lisibilité de la situation post-Brexit au Royaume-Uni ou des politiques migratoires aux États-Unis, afflux de réfugiés des pays en guerre, etc. La hiérarchie des pays de départ évolue, tout comme celle des pays d’accueil.

Le nombre d’étudiants accueillis aux États-Unis et au Royaume-Uni, les deux pays historiquement en tête de l’accueil, connaît une croissance ralentie (+1 % sur un an). L’Australie (3e , +14 %) et le Canada (7e , +11 %) semblent bénéficier, quant à eux, de reports très importants de mobilité, capitalisant, jusqu’aux incendies australiens fin 2019, sur une image positive à l’étranger.

Dans ce contexte, l’Union européenne (UE), déjà première zone d’accueil dans le monde (même sans le Royaume-Uni), peut faire valoir des atouts nombreux : une tradition universitaire ancienne, un environnement sécurisé et apaisé, une recherche d’excellence, des programmes de mobilité forts et des débouchés professionnels nombreux.

Pour consolider sa position, l’UE s’appuie sur le succès du programme Erasmus+ ; elle bénéficie également de stratégies nationales favorables à l’internationalisation de l’enseignement supérieur, notamment en France et en Allemagne.

Au cœur de l’Europe, la France reste l’un des très grands pays d’accueil des étudiants mobiles, même si elle a rétrogradé de deux places par rapport à 2011, derrière l’Australie puis, dernièrement, l’Allemagne.

Si cette 5e place est largement symbolique – avec un écart d’environ 500 étudiants avec l’Allemagne –, elle est cependant le reflet d’une croissance moindre que celle de pays concurrents très dynamiques (Australie, Chine, Russie, Turquie, etc.).

Ensemble, Turquie, Arabie saoudite, Émirats arabes unis et Malaisie attirent même davantage d’étudiants africains que la France.

Avec la stratégie d’attractivité Bienvenue en France et l’accent mis sur l’internationalisation des établissements, sur l’accueil des étudiants étrangers et sur la communication, la France réaffirme son rang et sa volonté de mieux accueillir les meilleurs étudiants internationaux, tout en mettant en valeur ses cursus.

[...]"

Béatrice Khaiat,
Directrice générale de Campus France
(extraits de l’éditorial)

En savoir plus et télécharger le dossier Campus France


Publié le 9 mars 2020
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Sur le bout des langues : pourquoi UN latin mais DES langues romanes ?

Retrouvez chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité linguistique. (...)

Retrouvez chaque semaine sur Fle.fr la Lettre d’information de Michel Feltin-Palas, rédacteur en chef à L’Express, consacrée à la vie du français, des langues de France et à la diversité linguistique.


Extraits et sommaire de la Lettre du 2 mars :

" Aujourd’hui, Français, Espagnols, Portugais, Italiens et Roumains ne se comprennent-ils plus. A l’origine, pourtant, ils parlaient tous latin. Enquête sur un apparent mystère...

On ne s’en étonne plus, et pourtant...
Voilà deux mille ans environ, les ancêtres des Italiens, des Français, des Espagnols, des Portugais et des Roumains parlaient une même langue : le latin. Rien de tel aujourd’hui puisque en 2020, les Italiens parlent italien, les Français français, les Espagnols castillan, les Portugais portugais et les Roumains roumain. Et encore, on simplifie car il faudrait également citer les nombreuses langues minoritaires elles aussi issues du latin comme le catalan, le sicilien, le corse, etc.

Reste la question de fond : comment est-on passé d’une langue unique à une multiplicité de langues ? Pourquoi UN latin mais DES langues romanes ? En fait, plusieurs facteurs ont conjugué leurs effets.

En premier lieu, il faut savoir que les Romains ont exporté non pas un, mais deux latins. Un latin officiel, celui de l’administration, de l’écrit, de l’école et des grands auteurs. Mais aussi un latin parlé, celui des marchands, des esclaves, des colons, des soldats... Un latin bien différent du premier, comme le français d’un préfet, d’un universitaire ou d’un grand écrivain est éloigné de celui en usage dans les cafés et les bureaux.

A ce premier facteur de différenciation s’en ajoute un deuxième. Ce latin oral variait selon la région de provenance de ces colons dans la mesure où, à cette époque, on ne parlait pas exactement de la même manière en Sicile et en Toscane. Si bien que, selon l’origine des occupants, le latin qu’ont entendu les populations conquises n’était pas le même.

La période de la colonisation joue aussi un grand rôle. Tout comme le français de Molière n’est pas le nôtre, le latin introduit dans les provinces soumises très tôt - en Espagne ou dans notre Provence, dès le IIe siècle avant Jésus-Christ - est assez sensiblement éloigné de celui apporté dans le reste de la Gaule, cent ans plus tard, et a fortiori en Roumanie, entrée seulement dans l’Empire au début du IIe siècle après Jésus-Christ.

Il ne faut pas oublier non plus qu’avant l’arrivée des Romains, les peuples utilisaient d’autres langues, qui ont contribué à modifier l’idiome apporté par les Romains. Dans l’actuelle France, le latin a ainsi subi selon les lieux l’influence du gaulois (des gaulois, plutôt), mais aussi celui du "basque" (l’ancêtre du basque actuel, plus précisément), parlé dans un grand triangle sud-ouest. Et ce qui est vrai chez nous se vérifie ailleurs. Le celtibère a transformé le latin de la péninsule Ibérique, le dace celui de la future Roumanie, etc."
[...]

> Lire la suite


Egalement au sommaire de la Lettre :

  • Municipales : un questionnaire sur les langues régionales pour les candidats
  • Langues régionales : les enseignants répondent à la France insoumise
  • Suppression des langues et cultures d’origine : une vraie fausse annonce ?
  • L’allemand dégenré fait polémique

A écouter :

Votre dictionnaire est-il de droite ?
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Publié le 9 mars 2020
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La Francophonie dans tous ses états : mardi 10 mars à Paris

La 3e édition de "La Francophonie dans tous ses états", événement organisé par le CESE - Conseil économique, social et environnemental, marquera le lancement des 50 ans de la Francophonie. Une (...)

La 3e édition de "La Francophonie dans tous ses états", événement
organisé par le CESE - Conseil économique, social et environnemental, marquera le lancement des 50 ans de la Francophonie.

Une "dictée du cinquantenaire" dont le texte a été choisi par la Fondation Alliance Française, sera lue, en amont de cette journée, à des apprenants de français dans 5 Alliances Françaises et leurs partenaires locaux sur les 5 continents : à Denver Etats-unis, Tananarive à Madagascar, Lima au Parou, Togliatti en Russie, Ahmedabad en Inde et Bizerte en Tunisie.

Une projection des photos prises à cette occasion sera présentée le jour de l’événement – mardi 10 mars – après la lecture de cette même dictée, dans l’hémicycle du conseil économique et social, à 180 élèves d’écoles de la région parisienne (des classes de CM2 et collèges) ainsi qu’à des petits musiciens de l’orchestre « Les petites mains symphoniques ». Le ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, Jean-Michel Blanquer y est attendu (sous réserve).

La journée se poursuivra avec un débat d’actualité lors d’une séance plénière exceptionnelle du CESE avec la présence de Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, Hadja Rabiatou Sérah Diallo, présidente de l’UCESIF, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, Jacques Krabal, secrétaire général parlementaire de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, Jacques Toubon, défenseur des Droits, échanges avec les groupes du CESE.

Suivra ensuite une conférence : "Quelles ambitions pour la Francophonie contemporaine ?" » avec Patrick Bernasconi, président du CESE, en partenariat avec le Comité de la Francophonie du CESE, avec les acteurs institutionnels sur leurs engagements pour la Francophonie, et sera animée par Marie-Béatrice Levaux, conseillère référente Francophonie au CESE.

Mme Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française et vice-présidente de la Fondation Alliance Française, clôturera cette journée.

La soirée des acteurs de la Francophonie se déroulera en présence du ministre de la Culture, M. Franck Riester.

Cette journée est ouverte au public, sans inscription préalable, dans la mesure des places disponibles dans l’hémicycle.

> Invitation à télécharger

Publié le 4 mars 2020
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Le Français dans le monde : le numéro de mars - avril 2020

Au sommaire du dernier numéro de la revue Le Français dans le monde, un dossier sur l’enseignement des francophonies (lire plus bas l’édito de Sébastien Langevin). Extraits du sommaire : DOSSIER - (...)

Au sommaire du dernier numéro de la revue Le Français dans le monde, un dossier sur l’enseignement des francophonies (lire plus bas l’édito de Sébastien Langevin).


Extraits du sommaire :
DOSSIER - Enseigner les francophonies
Portrait - Pierre Soulages, l’oeuvre au noir
Entretien - Gérard Cartier : "Combien de perroquets parmi nos anglomanes ?"
Politique linguistique - Singapour, Babel asiatique
Enquête - Les petits Alsaciens disent "Hallo" à l’allemand
2000-2020 - des mots qui ont changé la didactique
Expérience - "J’ai français !" : Montessori pour l’apprentissage du français aux enfants
Astuces de classe - Quelles sont vos techniques pour motiver les adolescents en classe ?
Langue - L’incroyable histoire du pluriel des noms composés
Tribune - La gestion de l’hétérogénéité
et... les fiches pédagogiques

> Feuilleter des extraits


L’édito de Sébastien Langevin, rédacteur en chef :

LANGUE MONDE

En 50 ans d’existence, la Francophonie institutionnelle aura réuni de nombreux sommets, mené des centaines de projets, soutenu des milliers de manifestations dans les domaines linguistiques, éducatifs ou culturels.

Seule organisation politique internationale fondée sur une communauté linguistique, la Francophonie tente également de peser sur l’ordre mondial en matière de droits fondamentaux, comme le respect des femmes ou la promotion de la jeunesse.

Malgré ces nombreuses et souvent fructueuses actions, cette Francophonie peinent à infuser dans les francophonies enseignées en classe de français langue étrangère. Langue française, cultures et civilisations des pays francophones autres que la France demeurent à la marge des cours de français.

Pourtant, la langue française s’est décentrée, la norme parisienne ne règne plus
sur le lexique du monde entier et de nombreuses sociétés sur tous les continents déclinent au quotidien et selon leurs besoins leurs variétés du français. Le français mérite un enseignement métissé, à l’image de sa pluralité.

slangevin@fdlm.org


En savoir plus :
> Le Français dans le monde

Publié le 3 mars 2020
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