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Une étude Campus France - Kantar Public novembre 2022

L’impact économique des étudiants internationaux en France

Présentée ce jour à l’occasion des Rencontres Campus France à Paris, l’étude réalisée à l’initiative de Campus France permet d’évaluer, et d’actualiser, l’apport économique lié à la venue en France des étudiants internationaux.

Huit ans après une première publication sur le sujet, dans un contexte de mobilité étudiante renouvelée, cette étude Campus France – Kantar Public s’appuie sur les réponses de 10 000 étudiants internationaux et alumni récents détaillant leurs dépenses et ressources, ainsi que leurs liens durables établis avec la France.

Ces données permettent de déterminer l’apport économique global des mobilités étudiantes à la société française en combinant de nombreux facteurs, une approche désormais menée par de nombreux pays d’accueil de la mobilité étudiante. L’étude mesure en outre les effets de la pandémie de Covid-19 sur les mobilités étudiantes et leur impact économique.

Au-delà de l’apport économique direct, la venue des étudiants internationaux en France est, enfin, un facteur d’influence aux répercussions économiques, culturelles et sociales de plus long terme, qui sont essentielles pour le pays et que cette étude passe en revue.

L’essentiel

Une enquête de grande ampleur auprès des étudiants internationaux
9 992 étudiants internationaux ayant résidé et étudié en France durant les trois dernières années ont répondu à notre enquête entre février et avril 2022. Cet échantillon de près 10 000 étudiants étrangers est rendu représentatif des 302 863 étudiants internationaux en France via un redressement statistique, appliqué sur quatre critères déterminants : l’origine géographique de l’étudiant, le type d’établissement supérieur fréquenté, le niveau d’études, et le bénéfice de bourses du gouvernement français.

Le profil des étudiants interrogés

Parmi ces 9 992 étudiants interrogés, les femmes sont en légère majorité (56%) par rapport aux hommes. 16% des répondants ont séjourné en France durant les trois dernières années puis ont quitté le pays, et 84% séjournaient encore en France au moment de l’enquête. Les cinq principaux domaines disciplinaires étudiés par ces répondants sont les sciences dites exactes (30%), le commerce et la gestion (18%), les sciences humaines et sociales (10%), les lettres et langues (9%) et le droit et la science politique (7%).

Ressources des étudiants internationaux

L’entourage familial est la première source de financement du séjour d’études (cité par 77% des répondants, et placé en premier par 57% d’entre eux). Viennent ensuite leurs économies, les aides de la CAF, l’activité rémunérée, puis les bourses. Près de la moitié des étudiants internationaux en France (48%) ont travaillé en France durant leurs études. 31% des étudiants ont bénéficié d’une bourse ou d’un contrat doctoral.

Impact de la crise du Covid-19

Pour huit répondants sur dix la crise sanitaire n’a pas eu de conséquence sur la durée de leur séjour, 10% ont dû écourter leur séjour, et 9% l’ont allongé. En revanche, une majorité d’entre eux (57%) a dû faire face à des dépenses imprévues. 41% témoignent d’un effet assez ou très important sur leurs revenus (activité rémunérée), et 31 % d’une baisse de l’aide financière de la famille en lien avec la crise sanitaire. Enfin, 60% d’entre eux affirment que la crise sanitaire a empêché des proches de leur rendre visite en France.

L’apport économique direct des étudiants internationaux

L’évaluation de l’apport économique direct des étudiants internationaux en France prend en compte les recettes suivantes :
• Les dépenses mensuelles moyennes du quotidien des étudiants internationaux en France rapportées sur une année civile : 2,8 milliards d’euros ;
• Les droits d’inscription acquittés (incluant la dépense de CVEC) : 873,2 millions d’euros ;
• Les frais de formation en langue française (directement avant, ou pendant le séjour) acquittés dans des institutions françaises : 73,1 millions d’euros ;
• Les frais administratifs pour venir et séjourner en France (frais de visas, de procédure Études en France, coût du titre de séjour) : 34,8 millions d’euros ;
• Les dépenses touristiques des proches (famille et amis) venus rendre visite lors du séjour d’études : 392,5 millions d’euros ;
• Les dépenses de transport (hors dépenses du quotidien) perçues par des entreprises de transport françaises : 461,2 millions d’euros ;
• Le cas échéant, les cotisations sociales liées aux emplois exercés par les étudiants internationaux : 375,4 millions d’euros.

Au total, en additionnant l’ensemble des recettes sur la période, les étudiants internationaux apportent 5 milliards d’euros à l’économie française.

Rayonnement de la France

Au-delà de l’impact économique direct, l’accueil des étudiants internationaux a un réel impact sur le rayonnement de la France. Le séjour produit des effets positifs directs sur les étudiants, pour le souhait de travailler avec des entreprises françaises (88% des répondants), de consommer des produits français (80%), ou l’envie de revenir en France faire du tourisme (88%). Les étudiants internationaux seront également les premiers prescripteurs du pays, en recommandant la France comme destination de travail (84%), de vacances (93%), de séjour pour les études (90%), ou bien pour y vivre (75%).

Consulter la version intégrale de l’étude


Publié le 28 novembre 2022