Atelier de conversation, le film : dossier et documents
Véritable phénomène de société ces dernières années, les ateliers de conversation ont fleuri un peu partout en France dans les bibliothèques, les médiathèques, les cafés linguistiques.
À l’origine, en 2010 : un nouveau type de médiation initié à la BPI bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, réunissant plusieurs fois par semaine des usagers de la BPI désireux de pratiquer la langue orale en français et en espagnol.
Cette expérience a inspiré au réalisateur Bernhard Braunstein un film sorti en salles en 2018 suivi en 2020 par la publication aux PUG de l’ouvrage L’Atelier de conversation. Conseils, pistes et outils signé Cécile Denier qui fut à l’initiative des ateliers de la BPI.
Lire des extraits de l’ouvrage
LE FILM
Venus des quatre coins du monde ils se rencontrent, chaque semaine, à la BPI du Centre Pompidou à Paris, dans l‘Atelier de conversation pour parler français. Les réfugiés de guerre y côtoient les hommes d‘affaires, les étudiants insouciants croisent les victimes de persécutions politiques.
Malgré leurs différences, tous partagent des objectifs communs : apprendre la langue et trouver des alliés pour pouvoir (sur)vivre dans un environnement qui leur est étranger.
Dans ce lieu rempli d‘espoir, où les frontières sociales et culturelles s‘effacent, des hommes et des femmes, dont les routes ne se seraient jamais croisées, se rencontrent d‘égal à égal.
Réalisé par Bernhard Braunstein, Atelier de conversation a été projeté en ouverture du dernier festival international du documentaire "Cinéma du Réel" et primé depuis dans plusieurs festivals.
EXTRAITS VIDEO ET DOCUMENTS
Atelier de conversation - Bande-annonce
Atelier de conversation : 9 extraits video
Atelier de conversation - Entretien avec Bernhard Braunstein, le réalisateur
Atelier de conversation - Entretien avec Raphaël Casadesus, animateur
NOTRE POINT DE VUE
"Plus qu’un documentaire, Atelier de conversation est un vrai film de "cinéma", au sens esthétique. Tout y est dit dans la qualité du regard porté sur les participants et dans cette façon de filmer, centrée moins sur ce qui est dit que sur l’écoute et l’attention accordées à la parole de l’autre.
Sous l’apparente "banalité" des propos échangés, les mots se chargent d’une densité émotionnelle pour dire l’épreuve de l’exil, choisi ou non, et les expériences heureuses ou malheureuses du quotidien.
Au plus près de la sensibilité et parfois de l’intimité de chacun, le spectateur se sent faire partie de ce "cercle rouge" qui réunit le temps d’un atelier des participants de toutes origines composant une "suite" (au sens musical du terme) de visages, d’accents, d’émotions, de sensibilités...
Enfin, une très belle photographie confère au film toute sa dimension poétique et met en lumière combien le non verbal est souvent plus "parlant" que les mots.
Ce film est une réussite parce que son propos "humaniste" est porté d’abord et avant tout, par les choix esthétiques du réalisateur.
Bref, comme dirait Jean-Luc Godard, filmer les participants "à hauteur d’homme" est "affaire de morale"...
Gérard RIBOT
Directeur du site Fle.fr - partenaire diffusion du film
REVUE DE PRESSE
Le PetitJournal.com : "Un film anti-cliché"
La Croix : "Babel à Beaubourg : une vraie aventure humaine".
Magazine LIRE : "un formidable documentaire".
France 2 JT 13h du 4 février : entretien avec le réalisateur.
France inter Laurent Delmas. Emission du 3 février
Brain Magazine Lundi 12 février : "... il y a une grâce dingue dans les visages qui écoutent."
Livres Hebdo : "Le choc pacifique de différents mondes"
Thot Cursus : "L’intégration sociale en première ligne. Un film documentaire humaniste"
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