Apprendre le français en France

Langue française : vecteur d’employabilité et de développement ?

Journée d’étude internationale au CLA - université de Franche-Comté

Lieu : Jeudi 2 juin à Besançon de 9h à 17h, en présentiel et en visioconférence

Cette journée d’étude est proposée en présentiel ET en visioconférence
Laboratoire ELLIADD (EA 4661) Pôle Contextes, Langages, Didactiques (CLD) Ecole doctorale LECLA (ED 592) et Centre de linguistique appliquée (CLA).

Inscription gratuite mais obligatoire, avant lundi 30 mai.

La question du choix des langues en matière de politique linguistique éducative est prégnante pour de nombreux gouvernements et systèmes éducatifs. L’accès à une éducation de qualité dans la lignée des Objectifs de Développement Durable 2015-2030 (ODD) de l’Organisation des Nations Unies (ONU), constitue un objectif prioritaire au niveau mondial. De nombreuses organisations dont l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) mais également l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) considère l’éducation et la formation, des jeunes en particulier, comme leur priorité en tant qu’acteur de la coopération en vue du développement durable dans la sphère francophone. Ces institutions soutiennent les pays les moins avancés - ayant la langue française en partage - dans leurs efforts de croissance économique de manière spécifique.

La problématique du développement économique d’un pays apparaît intrinsèquement liée à celle de l’insertion dans le monde professionnel et de l’employabilité des individus de part, notamment, le panel de compétences que ceux-ci possèdent. Dans quelle mesure la maîtrise de la langue française pour un individu, voire la maîtrise de plusieurs langues, constitue-t-elle un atout pour cet individu dans le cadre de son parcours professionnel tout en étant un vecteur de développement durable pour les pays ? Faut-il considérer que la Francophonie et la Francophilie agissent en tant que moteurs de croissance durable ? (Attali, 2014). Ainsi la question de la politique des langues pour tout état apparaît à la fois comme cruciale et déterminante. La notion de politique linguistique est en effet « une action volontaire, officielle ou militante » fondée sur des principes (économie et efficacité, identiténationale …), visant àintervenir sur les langues, quelles qu’elles soient (Beacco et Byram, 2007).

Dans cette perspective, il est nécessaire de considérer la question de la maîtrise des langues de manière générale dans une approche plurilingue, et en particulier la compétence en langue française, comme facilitant les échanges commerciaux. Il est possible en effet de s’interroger pour envisager dans quelle mesure le partage d’une langue commune – en l’occurrence la langue française – peut ou non faciliter la mise en place de flux commerciaux. L’influence économique de l’espace francophone dans le monde est une thématique méritant attention. (Carrère, Massod, 2013). Il apparaît ainsi pertinent de s’interroger sur la notion d’échanges économiques et de contextualisation des politiques des langues en lien avec la notion d’employabilité et de développement des pays.

Réunissant des décideurs, des chercheurs et des praticiens, cette journée d’étude offre une opportunité de croiser les regards en matière d’atouts liés à la maîtrise de la langue française à un niveau individuel, en termes de compétences notamment valorisables dans le milieu professionnel et de l’entreprise. Il s’agit en outre d’envisager les apports d’une telle maîtrise linguistique au niveau collectif et sociétal en termes d’amélioration qualitative des systèmes éducatifs et de développement durable.

Les communications s’inscriront dans les axes suivants :
- Langue française, enseignement supérieur et employabilité,
- Compétence francophone et plurilingue,
- Coopération économique Sud-Sud et triangulaire,
- Formation professionnelle et développement.

Lien : Journée d’étude CLA Besançon