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vendredi, 24.03.2006

Compte
rendu
Un accueil professionnel et convivial
C’est Michel Boiron, directeur général, et toute
l’équipe du CAVILAM qui ont accueilli à Vichy ce
deuxième Forum ; qu’ils soient ici remerciés de
leur précieuse collaboration ainsi que de l’efficacité et
de la qualité de l’accueil réservé à tous
les participants.
Harmonisation et diversification
Les centres du
Groupement fle.fr ont depuis 2002 intégré à leur
démarche qualité, l’horizon du cadre européen
commun de référence pour les langues (cf. label Fle.fr
: http://www.fle.fr/label/index.html), affirmant ainsi leur volonté de
contribuer activement à l’harmonisation de l’offre
d’enseignement du FLE en France, d’encourager l’innovation
pédagogique et de participer à l’élaboration
d’un langage commun aux professionnels du FLE.
Cette harmonisation,
souhaitée par les professionnels, attendue
par les publics, recèle à l’évidence un
risque, celui de voir un jour s’installer une uniformisation
de l’offre des centres et triompher une pensée pédagogique
unique.
La connaissance
de ce risque doit conduire les professionnels à d’autant
plus d’exigence en matière d’innovation pédagogique
et de diversification de l’offre en FLE, faisant ainsi du cadre
européen, dans le même temps, le point d’appui d’une
dynamique créatrice.
C’est pour impulser cette dynamique que le Groupement des centres
Fle.fr a organisé, en 2004, un premier Forum des centres de
FLE au CLA de Besançon.
Nouvelle étape de cette démarche, ce deuxième
Forum organisé au CAVILAM, à Vichy, avait pour objet
de permettre aux participants, enseignants, formateurs et responsables
pédagogiques :
- de confronter leurs pratiques pédagogiques et leur expérience
quotidienne de l’enseignement , en prenant en compte la diversité des
publics et des choix pédagogiques propres à chaque centre
;
- de partager une réflexion commune sur l'intégration
du cadre européen en matière de choix de méthodes,
de référentiel, d’élaboration de parcours
d’apprentissage, de pratiques d’évaluation et de
certifications ;
- de tracer ensemble des pistes d’échanges, de concertation
et de mutualisation entre les centres de FLE : journées thématiques, échanges
collaboratifs en ligne, réseau de compétences *.
*
: C’est dans cet esprit, que sur proposition de Jean-Claude
Beacco, formulée lors du Forum de Besançon, d'associer
les centres de FLE à une relecture du Référentiel
A1, les participants suivants ont collaboré à cette relecture,
coordonnée en ligne par Martine Dubreucq et ponctuée
par une journée de travail qui s'est déroulée
le 26 mai 2005 à l'Ecole Suisse de Paris :
- Henri Berdonnat et Christiane Magné (Alliance française
de Toulouse), Marie Bretonnier (Collège international de Cannes),
Isabelle Boneu, Sébastien Durietz, Emilie Hamel, Jean-Noël
Jego, Laurent Puren, Evelyne Rosen, Pascal Schaller et Delphine Weill
(Université Lille III), Anne-Marie Johnson (Institut de Touraine),
Liliane Koecher et Corinne Weber (Université Marc Bloch - Strasbourg),
Audrey Thonard (Institut Supérieur des Langues Vivantes de l'Université de
Liège).
Ouverture du Forum
Le Forum
s'ouvre sur quelques mots de
bienvenue de Michel Boiron, directeur du CAVILAM et sur la présentation
du programme par Gérard Ribot, responsable du Groupement FLE.fr.
Patrick Riba, responsable du DELF-DALF
au CIEP dessine un bref
historique
de ces certifications, de
leur rapport au Cadre et
précise
: "Le
Cadre
n'est
pas
destiné aux évaluateurs. Il ne faut surtout pas limiter le
cadre au DELF-DALF. "
Alexandra
CRENDAL, Responsable pédagogique TEF à la CCIP donne
un aperçu des recherches
actuelles sur les référentiels de compétences
du secteur
professionnel à la CCIP. Yves LOISEAU, enseignant Master
FLE au CIDEF d'Angers présente enfin les cinq ateliers.

Photo
Fabien DUBESSAY. De
gauche à droite : Alexandra
CRENDAL, Gérard RIBOT, Martine DUBREUCQ, Patrick RIBA, Yves LOISEAU.
Atelier
1 : C’est quoi, une méthode calée sur le cadre
européen ?
Synthèse
par Jean-Pierre Béchaz (CLA Besançon)
En bons élèves, nous avons essayé de suivre,
autant que possible, les questions proposées dans le programme du
forum :
1. Pourquoi un manuel ?
- Demande des apprenants, besoin d’une béquille, d’un soutien
tout au long du cours qui soit plus ordonné que des photocopies
- Tous les profs n’ont pas le niveau linguistique suffisant dans certains
pays pour élaborer du matériel eux-mêmes
- Faciliter le travail du prof, assurer plus rapidement une cohérence
des cours lorsqu’il y a plusieurs intervenants sur un même groupe
- Clarifier les objectifs de façon plus pertinente et systématique
- Permettre à la direction d’un centre ou au coordinateur pédagogique
d’avoir un suivi plus régulier et systématique que le seul
compte-rendu élaboré par le prof sur son propre cours.
2. Rôle
du prof ?
-Selon le niveau linguistique des apprenants, le rôle de la méthode
sera différent, plus on monte dans le niveau linguistique des apprenants,
plus le prof pourra s’éloigner de la méthode.
-Nécessité d’élaborer des compléments, des
documents supplémentaires pour un public spécifique
-Nécessité d’adapter la vitesse d’apprentissage proposée
en fonction des pays et des publics (environnement allophone ou non)
-La méthode n’est qu’une « colonne vertébrale » sur
laquelle le prof greffe un corps, une peau en fonction de ses apprenants.
-Le prof devient un « animateur », il travaille avec le vivant
de la classe, il doit être prêt à remettre en question son
image de prof, ce n’est plus lui qui représente le seul modèle
linguistique mais il a des cassettes, des DVD ,etc…
-Il doit aussi expliquer le pourquoi du choix d’une méthode (
aide à l’apprentissage, au travail autonome etc..)
-Dans le milieu scolaire, nécessité de prendre en compte un programme
qui n’est pas toujours celui que les manuels (élaborés
pour un large public) ont ciblé
-Nécessité de garder dans certains cas, une évaluation
par compétence et non de couvrir toutes les compétences
3.
Quelles sont les limites de la « malléabilité » d’une
méthode ?
-Danger de contredire la méthodologie et la progression du manuel par
un ajout intempestif et pas assez réfléchi de nouveaux documents
-Danger de rendre l’achat d’un manuel peu attractif s’il
n’est utilisé qu’épisodiquement
4. Le manuel peut-il avoir pour vocation de guider les enseignants ?
-Oui, l’utilisation d’une méthode peut être l’occasion
pour le professeur d’une formation ou d’une auto-formation sur
de nouvelles approches, de nouveaux objectifs et d’une remise en question
de sa pratique de classe
-Le manuel donne des pistes aux enseignants mais ne doit pas, obligatoirement,
tout décider à leur
place.
5.
Principes méthodologiques
du CECR ?
-Même si le cadre se défend de préconiser une méthodologie
, reste flou sur ce sujet et parfois énonce des propos contradictoires,
il est néanmoins sous-tendu par quelques grands principes que l’on
peut résumer de la façon suivante :
- place de l’apprenant au centre du processus d’apprentissage et
d’enseignement
- principe d’autonomisation, d’individualisation du parcours, auto-évaluation:
donner des outils pour apprendre (savoir apprendre)
- perspective actionnelle affirmée
-apprenant conçu comme acteur social
6. Principes mis en avant par les manuels récemment publiés
?
Ils se réfèrent tous au CECR . Pour des raisons commerciales,
l’adéquation à ce cadre devient une obligation. L’ homogénéisation
de l’offre éditoriale n’est cependant pas forcément
liée au Cadre.
7. Adéquation et inadéquation manuels/cadre ?
Peut-être les manuels s’efforcent-ils de tous suivre ce cadre
mais le domaine où ils ne semblent guère apporter de réponses
est celui du travail d’autonomisation. Serait-ce possible et même
souhaitable puisque, par définition, ces méthodes s’adressent à un
public qui se veut le plus large possible et ne peuvent prendre en compte les
spécificités culturelles, linguistiques, professionnelles des
publics variés de nos centres. C’est là que le prof garde
tout son rôle et sa place.
Atelier
2 : Un référentiel pour quoi faire
?
Synthèse
par François
Delaunay (CAREL, Royan)
L'une des participantes ayant fait partie du comité de relecture A1
a parlé des difficultés de réalisation du référentiel
de niveau A1. Ces difficultés tiennent au fait que l’on a tenté de"
soustraire du niveau B2" le niveau A1.
Liliane
KOECHER a projeté un diaporama expliquant ce qu’était
un référentiel et sa structure. Pour pouvoir mieux analyser le
référentiel, elle a donné quelques exemples d'actes de
langage retenus au niveau A1.1, de lexique, de notions et de descriptions grammaticales.
Le groupe est arrivé à la conclusion que cela représentait
beaucoup en quantité (mais comme l'a fait remarquer Jean-Claude Beacco,
ce n'est pas un problème dont s'occupe le cadre) et que la partie grammaticale était
bien décrite puisque le référentiel se proposait de savoir
reconnaître des formes : cette démarche a semblé très
judicieuse au groupe.
Un
référentiel permet donc d'avoir des repères, peut éviter
des dérapages comme on en voit encore trop souvent dans des cours
de langue (par exemple apprendre des listes de mots inutiles par coeur!)
et représente
principalement un outil pour des concepteurs de méthode sans toutefois
exclure tout autre acteur. En ce qui concerne les évaluations et les
examens, c'est exactement lamême chose : les référentiels
constituent des repères précieux, surtout dans un contexte
européen! Des
réponses ont été apportées sur le DILF et
quelques épreuves d’évaluation ont été examinées.
L’ensemble des participants a pu partager des remarques concernant la
pertinence des images utilisées, la nature des compétences évaluées.
Atelier
3 : Cadre européen et évaluation
Synthèse
par Michel Motte,
Groupe-ESC-Rouen
L’atelier 3 a rassemblé une vingtaine de participants
de profils, de fonctions et d’origines très divers :
- enseignants, administrateurs de programmes…
- de centres de langue, d’écoles de commerce…
Un premier
tour de table a révélé la variété des
problèmes et des approches en terme d’évaluation mais
nous a surtout permis de constater que nous convergions tous vers une même
interrogation :
Le cadre, et en particulier le chapitre 9, constitue-t-il une limite ou
une dynamique ?
1) Le Cadre
comme élément
dynamique
- Pour
les apprenants, il permet de s’approprier le dispositif ;
- Pour les enseignants, il permet de remettre en question des pratiques
et aussi des principes d’évaluation ;
- C’est un véritable dialogue entre « évaluateurs » et « évalués »,
disposant d’un vocabulaire commun, qui se met en place. Le Cadre
donne aux enseignants et apprenants un plus grande visibilité sur
les quatre compétences et leur permet de mieux mesurer les différences
de niveau ;
- C’est aussi un dialogue avec l’environnement extérieur,
par exemple dans le cadre d’échanges universitaires, de relations
entre les institutions délivrant l’enseignement et les entreprises
qui recrutent.
- Le défi repose en grande partie sur le fait que le Cadre nous
pousse vers une pédagogie de projets, alors que nous sommes nombreux à ne
pas y avoir été formés.
2) Le Cadre comme limite
- Il est
souvent difficile de concilier les objectifs et les contraintes qui nous
sont propres (en
particulier celle de la durée des programmes
d’enseignement) ;
- Il faut aussi tenir compte des distorsions ou décalages entre
les compétences ;
- Le français professionnel reste le « parent pauvre » du
Cadre
3) Conclusion
et pistes de réflexion
- Les services
RH des entreprises disposent de peu d’outils d’évaluation
des compétences linguistiques.
- Entamer un dialogue avec le monde professionnel, sur la question des
outils d’évaluation mais aussi sur celle de la Qualité (faut-il
imaginer une norme ISO pour les langues ?) nous paraît un chantier
intéressant, qui pourrait faire l’objet d’un prochain
forum.
Atelier
4 : Intégrer le Cadre à des cursus de
courte durée
Synthèse par
Isabelle Maréchal, CIDEF,
Angers
Le
CECR est-il un argument de vente ? Communique-t-on sur le cadre
ou d’abord sur notre efficacité ? Si certains étudiants
ont un besoin de certification, ce n’est pas le cas de chaque apprenant.
En même temps, pouvoir évaluer son parcours est un élément
de satisfaction. Comment confronte-t-on les apprenants au CECR?
A l’entrée, avec le test de classement ?
A la sortie avec l’obtention d’un diplôme. Grille au
dos et position de l’apprenant sur la grille.
Au cours de son séjour ? Par des entretiens individuels ?
C’est la grille d’auto évaluation qui est la partie
du cadre la plus utilisée. On peut la donner dans la langue maternelle
des apprenants. C’est un outil pour établir une relation claire
avec l’apprenant : voilà où vous êtes, voilà où vous
voulez aller, voilà tout le chemin qu’il nous reste à parcourir… Cela
permet d’éveiller la conscience de l’apprenant, de mieux
cerner ses besoins (qui ne sont pas forcément ceux auxquels il pense
au premier abord…).
Faire
des classes de niveau calées sur les niveaux du cadre ? Faire
des groupes d’objectifs et travailler par compétences ? Pour
passer vraiment de la compétence à la performance.
Travail sur des portfolios. La pratique de l’auto évaluation
permet de mieux gérer l’hétérogénéité.
Les besoins des étudiants devraient dicter nos cours. Un peu comme
l’instituteur en campagne qui avait plusieurs niveaux dans sa classe.
Comment passer
d’un référentiel de compétences à un
référentiel linguistique ? Comment passer d’un programme
(avec juxtaposition de contenus) à un vrai référentiel
?
Entrer par les compétences et non par les contenus oblige à avoir
une autre approche. Cela rapproche de la problématique du FOS.
Comment faire
acquérir
les outils et quels sont les outils ?
La question des contenus se pose quand même : exemple : A1 : « savoir
se présenter en une phrase » où s’arrête-t-on
? Difficulté d’y mettre des contenus précis sinon on
fabrique un outil de standardisation et non un outil d’harmonisation.
Question des notions qui sont à aborder ou à acquérir.
Les outils à notre disposition (référentiel A1 = 60
heures) sont trop ambitieux. Ils n’ont pas été élaborés
par des praticiens. Le niveau A2 s’appuyant sur le niveau A1, on
doit aller jusqu’à la maîtrise des outils. Le référentiel
est-il vraiment en adéquation avec le tableau ?
Le problème est que le tableau reste vague et que le référentiel
est trop complet.
Il faut traduire le tableau en situations de communications.
Rôle du conseiller pédagogique de chaque établissement
?
Question
: Si les conseillers pédagogiques, enseignants et même
apprenants ont intégré la partie compétences, que
fait-on des stratégies ? Partie encore très méconnue
du cadre.
Comment arrive-t-on à transférer des compétences en
langue maternelle en langue étrangère ? Les schémas
d’apprentissage sont très forts et très culturels.
De plus acquérir une stratégie demande du temps. Bien entendu,
apprendre à apprendre, c’est du temps gagné sur le
futur, mais est-ce conciliable avec des stages courts ? Que faire de l’apprenant
qui demande de la grammaire ? Que faire des schémas d’apprentissage
basés sur la mémorisation ?
Que fait-on
des activités langagières ? Si nous avons intégré la
production et la réception, que fait-on de l’interaction et
de la médiation ? Ce sont des dimensions intéressantes du
cadre, qui apportent une nouvelle dimension à nos approches communicatives.
Mais elles sont moins connues et surtout comment les pratique-t-on dans
la classe ?
Comment obtenir de vraies interactions dans la classe et non des suites
de monologues ?
Si la médiation est la fonction réelle du cadre (mettre en
relation des personnes de langues maternelles différentes) comment,
par quelles activités peut-on la faire travailler?
Beaucoup
de questions… Peu de réponses… Une prise de
conscience… Il faut du temps pour s’approprier le cadre dans
sa totalité.
Atelier
5 : Le
nouveau dispositif DELF-DALF
Synthèse
par
Claire Bonnet, Langue
onze Toulouse
A venir
..
A
18h15 ,
Michel BOIRON et Thomas SORIN présentent le
programme multimédia
en accès gratuit sur TV5 :"7
jours sur la planète" et les dossiers pédagogiques
dont le Cavilam assure la réalisation avec l'Alliance française
de Bruxelles.
Apéritif offert
par le CAVILAM et soirée à Vichy

Samedi 4 mars :
9h-12h
-
Séance plénière avec la participation de Jean-Claude
BEACCO, professeur à l'université Paris III-Sorbonne nouvelle,
conseiller spécial de la Division des politiques linguistiques au Conseil
de l’Europe
Synthèse
des échanges avec la salle
Jean-Pierre
Beacco a rappelé que le Cadre a été crée à l’origine
par la Suisse dans un souci de transparence, transparence qui est le
critère fondamental de la qualité : sans objectifs affichés,
pas de qualité.
Ce Cadre a été pensé en modélisant l’apprenant. "
Un référentiel ne peut pas régler tout le réel.
Le cadre est inadapté partout. Il est fait pour transcender le
réel, il a une fonction stratégique.
C’est
un instrument d’architecture des cours qui a été conçu
dans un souci de rigueur donc de bonne gestion du temps." Il répondait
historiquement à un tournant « épocal »:
on ne pouvait plus se contenter d’un certain laisser-faire qui était
devenu à la
longue contre-productif et organiser des formations avec
"
des fonctions,
du ludique et
de la motivation"
Il reste un certain
nombre de chantiers à partir du Cadre :
-transposer
les niveaux langue par langue par exemple. En revanche, les descriptifs
ne sont pas adaptables.
Qu’est-ce qui va changer vraiment avec le temps ?
Les formes de
discours et les situations de communication.
Une autre voie possible sera l'élaboration de référentiel
de profession avec leurs dimensions langagières.
En
revanche, un certain nombre d’attentes méthodologiques
ne sont pas satisfaites par le Cadre :
-Le cadre n’a rien à dire sur la pédagogie
-Le cadre n’est pas fait pour tous les publics : il n’est
pas fait pour le milieu professionnel (la formation professionnelle relève
de standarts canadiens), pour les enfants, pour les migrants et pour
les porteurs de handicap..
-La situation en milieu homophone n’est pas prévue par le
Cadre.
La
question des cultures éducatives n’est pas beaucoup abordée
:
« apprendre à apprendre » est une
notion éminemment culturelle et pose quelques problèmes
avec des cultures de transmission et de mémorisation des savoirs.
Ce que
le Cadre met en valeur c'est :
-l'analyse
de besoins
- la modularité
En attendant" les cours de français d'hiver, de
l'aube et de la nuit.."
12h-13h
Présentation des nouveautés éditoriales
liées au CECR
(CLE International, Didier FLE, Hachette FLE, PUG)
Bilan et perspectives Un
succès
prometteur
- Le nombre et la qualité des participants à ce deuxième
Forum, tout comme le nombre de ceux qui ont fait savoir qu’ils
ne pourraient être présents, témoignent de l’intérêt
suscité par cette initiative, en premier lieu auprès des
enseignants et des responsables pédagogiques de centres en France,
en Europe et même au-delà.
Ce succès fait désormais du Forum le rendez-vous bi-annuel
des centres de FLE, moment privilégié d’échanges,
de confrontation de pratiques et d’expériences, dans le
respect de la diversité des publics et des choix pédagogiques
propres à chaque centre.
Le projet d'un 3ème Forum en mars 2008 s'impose donc dès
aujourd'hui.
Des leçons à tirer
- Le sentiment général des participants a été de « manquer
de temps » ; manquer de temps parce qu’à partir et
au-delà du CECR ce sont toutes les questions liées à l’organisation
pédagogique même des centres (choix de méthodes,
de référentiel, d’élaboration de parcours
d’apprentissage, de pratiques d’évaluation et de certifications)
qui se retrouvent au cœur de cette réflexion menée
en commun.
Que ce soit en ateliers,
en séances plénières mais
aussi lors des pauses et dans les couloirs du CAVILAM, ces échanges
ont été l’occasion de rencontres, de retrouvailles
et de conversations toujours très animées et souvent écourtées
faute de temps…
Peut-être faut-il donc envisager que le 3ème Forum prévu
en mars 2008 se déroule sur un jour et demi et fasse l’objet
d’une préparation plus méthodique en amont sur des
contenus et des questions concrètes bien identifiés au
préalable, en intégrant la contribution des participants
venus d’Europe et du monde entier.
Après le Forum : propositions et pistes de travail
- Poursuivre la réflexion, mutualiser les expériences dans
une démarche de concertation : les propositions qui ont été formulées
dans ce sens ( journées d’approfondissement sur les thèmes
des ateliers, échanges collaboratifs en ligne, réseau de
compétences, espace « actualité des centres sur le
CECR ») sont à l’étude, sur la base des résultats
de la fiche d’évaluation adressée aux participants
et dans la perspective du 3ème Forum prévu en mars 2008.
Toute contribution éventuelle à ce
sujet est à adresser à: martine.dubreucq@fle.fr
avant vendredi 14 avril.
La vocation du Groupement des centres Fle.fr
- L’organisation du Forum des centres de FLE prend toute sa place
dans l’action menée depuis plus d’un an par notre
groupement pour que le projet ministériel de labellisation des
centres de langue soit l’occasion de voir se mettre enfin en place
un partenariat actif entre les ministères et les centres de FLE.
La situation du
français dans le monde exige aujourd’hui
que tous les acteurs, institutionnels et professionnels concernés
par sa diffusion et son avenir, travaillent en harmonie et en synergie,
dans le respect de la diversité de chacun.
Permettre à tous les professionnels du FLE de prendre leur place
dans cet effort collectif vers plus de concertation, plus de reconnaissance,
plus de visibilité, donc plus de qualité, c’est ainsi
que les centres Fle.fr conçoivent la vocation de leur groupement.
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